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Au Repos des Chasseurs

 - son récit à travers l'Histoire -

depuis 1683


Il était une fois, une Auberge à la lisière de la magnifique Forêt de Soignes

Watermael Boitsfort


​​​​Il est des lieux qui défient le temps. Des adresses qui ont vu passer les règnes, les guerres, les révolutions et les modes culinaires, et qui demeurent, obstinément, comme des témoins de pierre et de bois au bord du même chemin forestier. Au Repos des Chasseurs, à Watermael-Boitsfort, est de ceux-là.

Imaginez-vous un instant en 1683. Louis XIV règne sur Versailles, le siège de Vienne vient de repousser les Ottomans, et aux portes sud de Bruxelles, dans l’échancrure de chênes et de hêtres de la Forêt de Soignes, un bâtiment s’élève pour accueillir ceux que l’on appellera longtemps les maîtres de ces lieux : les chasseurs du Duc. Nous souhaitons partager avec vous un peu d'histoire de ce lieux iconique de Bruxelles.

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 - XIIIe Siècle -

Boitsfort, fief de la Vénerie ducale


Pour comprendre Au Repos des Chasseurs, il faut remonter bien avant 1683. Il faut remonter au cœur du Moyen Âge, à l’époque où Boitsfort n’était encore qu’un minuscule hameau blotti contre la Woluwe, dans l’ombre tutélaire des grands ducs de Brabant.

Vers le milieu du XIIIe siècle, ces princes décident de transférer leur Vénerie de Louvain vers la Forêt de Soignes. C’est un choix dynastique lourd de conséquences : Boitsfort va devenir, pour plusieurs siècles, le siège d’un pouvoir aussi ancien que la féodalité elle-même — celui du Grand Veneur. Cet important dignitaire y concentre ses attributions : organisation des parties de chasse, protection du gibier, entretien des chevaux et des meutes. Plus de cent chiens y trouvent refuge.

En 1282, le duc Jean Ier, le vainqueur de Woeringen, fait construire près du château ducal une chapelle en l’honneur de Saint-Hubert, patron des chasseurs. Boitsfort est alors, pour toute l’Europe féodale, un nom qui résonne comme celui d’une capitale cynégétique.” 

 - Chroniques des Ducs de Brabant -

 - 1683 -

La naissance d'une Auberge légendaire


C’est en 1683 — une date que les archives conservent précieusement — que l’établissement prend la forme qui lui confère son identité d’auberge. La chaussée de la Hulpe vient d’être reliée, deux ans plus tôt, à la route de Waterloo. Les chasseurs rentrent de la forêt affamés, trempés de rosée et de pluie d’automne. Il leur faut un toit, une table, un feu.

Au Repos des Chasseurs naît de ce besoin immémorial : celui de l’homme qui revient du bois et cherche chaleur et subsistance. L’enseigne est on ne peut plus explicite. Ici, on se repose. Ici, on mange. Ici, on boit. Et les gibiers que l’on vient d’abattre dans les sous-bois de la Soignes se retrouvent, quelques heures plus tard, sur les tables de l’auberge.

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Selon les sources de la plateforme Meetings & Conventions, l’établissement est répertorié avec l’année de construction 1683, ce qui en fait l’un des plus anciens lieux d’hospitalité encore en activité dans la région bruxelloise, avec plus de 340 ans d’histoire continue.​


 - XVIIIe Siècle -

Sous les Habsbourg

et la Carte de Ferraris


Le XVIIIe siècle voit la Forêt de Soignes changer de visage. Les Autrichiens héritent du duché de Brabant et entendent reprendre la gestion forestière en main. Un certain Joachim Zinner est nommé directeur des Plantations : il transforme méthodiquement la forêt en une hêtraie quasi pure, ces cathédrales de hêtres qui font aujourd’hui la renommée internationale du massif.

La Carte de Ferraris, dressée dans les années 1770, immortalise le village de Boitsfort dans sa clairière forestière. L’établissement y est visible, point de halte incontournable sur la route qui mène de Bruxelles vers la Hulpe. L’auberge nourrit alors une faune bigarrée : grands bourgeois bruxellois, forestiers, moines de Rouge-Cloître et de Groenendael. Les anguilles de la Woluwe se retrouvent au vert dans les casseroles.

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Leopold II, Boitsfort, Watermael, Roi des Belges, Belgique

 - XIXe siècle -

La Belgique naît,

une institution se forge


En 1830, la Belgique naît. Léopold II, roi bâtisseur, trace le boulevard du Souverain et désenclave définitivement Boitsfort. L’hippodrome de Boitsfort s’installe dans la clairière forestière. Les Bruxellois affluent le dimanche. Et l’auberge, désormais hôtel-restaurant, s’agrandit pour accueillir cette nouvelle clientèle bourgeoise qui aime la forêt sans vouloir y souffrir.

 - XXe Siècle -

Boitsfort, un fief de grands artistes


Au XXe siècle, Paul Delvaux, André Franquin et Hergé s’installent à Watermael-Boitsfort. En 1997, Au Repos des Chasseurs s'agrandit avec ses 11 chambres d’hôtel et ses salles de réception. Les trophées de chasse ornent les murs. Le marbre et le rotin donnent à la grande salle — déjà — ces airs d’une brasserie qui feront sa signature.


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 - Septembre 2025 -

Une nouvelle page s'écrit


Après deux années d'importantes rénovations (2024-2025), Au Repos des Chasseurs rouvre ses portes en septembre 2025. Une nouvelle direction, passionnée et résolue, a pris les rênes de cette maison tricentenaire avec un projet clair: honorer l’esprit du lieu tout en l’emmenant vers son avenir.

Aujourd'hui, le Chef Adrien Schurgers y déploie tout son talent avec une carte bistronomique généreuse et maîtrisée, où classiques de brasserie se marient à une exécution raffinée.​

“Un lieu entièrement repensé, mêlant élégance contemporaine et inspiration forestière, en hommage à son histoire. Chaque espace invite la nature à entrer, pour une expérience authentique au cœur du patrimoine de Watermael-Boitsfort.”



Trois cent quarante ans plus tard, le feu brûle encore


Il est des lieux que le temps ne peut pas tuer. Au Repos des Chasseurs est de ceux-là. Depuis que les cors de chasse des ducs de Brabant retentissaient dans la Soignes, depuis que les premiers forestiers y posaient leurs bottes boueuses sur des dalles de pierre, depuis que des générations de Bruxellois y ont fêté leurs joies — cet établissement a continué de brûler sa flamme, obstinément, à l’angle de l’avenue Charle-Albert.

Aujourd’hui, avec sa grande terrasse de 120 places, ses 11 chambres d’hôtel en bordure de forêt, ses cinq salles de réception pouvant accueillir jusqu’à 350 convives, ses fondues bourguignonnes et ses pierrades, ses cocktails et ses whiskies de grande maison — Au Repos des Chasseurs écrit, chaque soir, un nouveau chapitre de sa longue histoire.


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Restaurant - cuisine - saint-jacques meunières

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